Les monuments du patrimoine architectural

Bas-relief du Dieu Mithra
Bas-relief du Dieu Mithra

A l'époque romaine, ce bas-relief constitue le fond du temple du dieu Mithra sculpté à même le rocher, entre les deux sources, au cœur du Vallon de Tourne.

On voit le jeune dieu enfonçant le poignard dans le cou du taureau. Par ce sacrifice, il assure le salut du monde menacé par les forces du mal représentées ici, par le serpent et le scorpion. De l'animal jaillit une vie nouvelle, illustrée par l'épi de blé que l'on distingue à l'extrémité de la queue du taureau. Le soleil et la lune à l'extérieur de la scène donnent une dimension cosmique au sacrifice.
Aux IIe et IIIe siècles, le culte de Mithra, d'origine iranienne, réservé aux hommes, est très répandu dans le monde romain.

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La Tour Nicolaÿ
La Tour Nicolaÿ

Cet Hôtel particulier fut construit par la famille Nicolay en deux temps, à la fin du XVème et au début du XVIème siècle.

Il marque le passage entre le style gothique finissant (façade Est et tour) et la Renaissance (double galerie et clef pendante). La tour octogonale renferme un bel escalier à vis à noyau hélicoïdal évidé. Deux corps de bâtiment ont disparu durant le bombardement du 15 août 1944.
Cette famille acquit une notoriété nationale au XVIème siècle avec Jean II de Nicolay qui exerça, en Italie auprès de Louis XII, les fonctions de Chancelier du Royaume de Naples ; puis en 1505, celle de Premier Président de la Chambre des Comptes à Paris. Ses successeurs occupèrent cette charge jusqu'à la Révolution en 1791.

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Eglise St Polycarpe
Eglise St Polycarpe

St Polycarpe, évêque de Smyrne et successeur de St Jean, aurait envoyé St Andéol en Gaule pour l'évangéliser.

La légende indique qu'après son martyr en 208, le corps de St Andéol échoua à peu de distance de l'église actuelle. Sa dépouille aurait été recueillie et enterrée par une Romaine convertie à la religion chrétienne. Cette église romane du XIIème fut église paroissiale (Bourg Saint-Andéol en comptait trois) jusqu'au XVIIIème siècle. Elle est originale par son organisation : elle possède un chœur surélevé sur une crypte de plan tréflé, sous laquelle s'est trouvé un temps, l'emplacement du tombeau de Saint Andéol. Ses reliques firent jusqu'à la Révolution, l'objet de culte et de pèlerinage.

Aujourd'hui municipal, ce monument abrite tous les étés expositions et conférences

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Hôtel Brunel de Longevialle
Hôtel Brunel de Longevialle

Dans cet ancien hôtel particulier, datant des XVIIe et XVIII siècles, les œuvres de Léna Vandrey. Musée des Anges.
Visites sur rendez-vous au 04 75 54 51 49

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Couvent de la Visitation
Couvent de la Visitation

Le monastère de la Visitation Sainte Marie fut édifié à Bourg de 1670 à 1708. En 1792, en pleine Révolution, les religieuses (une trentaine) sont expulsées de leur maison. Les bâtiments deviennent biens nationaux et servent alors de maisons de réclusion, puis sont vendus aux enchères.

En 1815, les acquéreurs le revendent à leur tour à Marie Rivier, modeste fondatrice d'un nouvel institut religieux établi à Thueyts en 1796 et destiné à l'éducation chrétienne de la jeunesse.

Devenu Maison-Mère de la Présentation de Marie, le couvent est agrandi autour d'une vaste cour intérieure pour abriter sœurs, école, pensionnat. Aujourd'hui, il est toujours le cœur de cette congrégation répandue sur quatre continents.

Le premier office du dimanche est programmé à la Chapelle du Couvent.

 

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Couvent des Recollets
Couvent des Recollets

Depuis la Révolution, l'hôpital hospice occupe les bâtiments d'un ancien couvent des Récollets.

Les Franciscains s'installent hors des remparts à la fin du XVe siècle. On observe plus particulièrement le cloître médiéval, l'élégant clocher XVIIe et la chapelle classée. A l'extérieur une belle montée d'escalier XVIIIe mène à la route nationale.

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Hôtel de Digoine
Hôtel de Digoine

Monsieur Giraud, négociant en soie de la fin du XVIIIe, aménage cette demeure par la réunion de deux immeubles contigus, le sien et celui de la famille de Digoine.

Cet hôtel particulier est composé d'un corps de logis principal flanqué de deux ailes autour d'une cour pavée. La grille en ferronnerie présente un couronnement décoré de feuilles et des initiales des propriétaires.
Sur la façade orientale, le balcon, également en fer forgé, domine le Rhône. A proximité Les Grandes Fontaines.
Aujourd'hui cet établissement est une demeure d'hôtes : www.digoine.com

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Hôtel Doize
Hôtel Doize

Cet hôtel particulier appartenait à une ancienne famille bourgeoise de Bourg-Saint-Andéol, Les Doize, présente depuis le XVIème siècle.

Daté du XVIIIème, l'Hôtel Doize se distingue des autres hôtels bourguésans par sa façade en belles pierres de taille qui le rapproche des constructions de l'architecte avignonnais Franque, à Viviers (palais épiscopal).
Notez l'élégante cour d'entrée de l'hôtel avec ses trois niveaux et les mascarons. A l'intérieur, Musée de la dentelle, de la broderie et des textiles anciens.

Ouverture sur rendez-vous au 04 75 54 60 73

 

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Fontaine monumentale de Dona Vierna
Fontaine monumentale de Dona Vierna

La statue en marbre de Carrare représente le personnage légendaire de Dame Vierne de Balazuc, bienfaitrice de la ville pour lui avoir donné les bois communaux du Laoul.

Les revenus provenant de l'exploitation de la forêt permirent à Bourg-Saint-Andéol de devenir une des premières villes de France à disposer de l'éclairage électrique et de l'eau potable dans ses rues. Pour célébrer cette arrivée, ce monument fut érigé au cœur du nouveau quartier, entre les remparts et la gare. Cette œuvre est celle de marbriers bourguésans, Bouvas, Pinoti et Imbert, qui s'inspirèrent d'un modèle réduit de Delorme, Grand Prix de Rome. Les trois faces de la fontaine évoquent la végétation et la faune des Bois du Laoul.

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Eglise St Andéol
Eglise St Andéol

Cette église fut dédiée à St Andéol. Du premier âge roman, elle est datée de la fin du XIème siècle. Elle comporte une abside à l'Ouest, type exceptionnel en France.

Vue du Sud Est, on apprécie la progression des élévations jusqu'aux différents étages du clocher. A l'origine, la porte d'entrée était latérale, orientée vers le sud.

A l'intérieur, à la croisée du transept, la coupole en bel appareil, est d'un type rare avec ses quatre séries d'arcatures aux chapiteaux sculptés entre les trompes. Le tombeau de St Andéol, situé à l'intérieur, à droite du chœur, est un sarcophage antique, qui fut réutilisé pour recevoir les reliques du Saint. Sa quatrième face fut sculptée au début du XIIème siècle.

 

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Les Grandes Fontaines
Les Grandes Fontaines

Vous observez une des deux fontaines publiques qui ont été édifiées au début du XVIIe siècle pour desservir en eau potable les quartiers orientaux de la ville.

Autour du bassin, datant de la fin du XVIIIe, on remarque deux pilastres cannelés reliés par un entablement et une urne encastrée dans une niche. La restauration de la fontaine alors en très mauvais état s'est achevée en 2008. Cette fontaine se trouve à côté de l'Hôtel de Digoine Giraud

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Hôtel Bonot de Villevrain
Hôtel Bonot de Villevrain

La famille de Bonot est une très vieille famille bourguésanne enrichie dans le commerce du drap.

Paul de Bonot acquiert et aménage cet hôtel particulier en 1748 pour le mariage de son fils Emmanuel, marquis de Villevrain, avec Marie-Elisabeth Robert d'Acquéria, issue d'une famille appartenant à l'ancienne noblesse.

Il s'agit d'un hôtel entre cour et jardin, composé d'un corps principal et de deux ailes. La façade est harmonieuse, des motifs végétaux sur des cuirs enroulés, sont disposés autour de la porte cochère. A noter la remarquable restauration du perron de la cour d'honneur. Lieu privé régulièrement ouvert pour des manifestations culturelles et patrimoniales. A noter, une restauration remarquable du perron de la Cour d'honneur.

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Mairie
Mairie

Cet ancien couvent des Ursulines fut construit au cours du XVIIème. Les religieuses instruisaient gratuitement les jeunes filles pauvres de la ville.

Après la Révolution, l'Hôtel de ville s'y installa. Le bâtiment a été en grande partie démoli le 15 août 1944 lors du bombardement aérien qui visait le pont reliant les deux rives du Rhône.

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L'orgue
L'orgue

Dimanche 7 décembre 2008, de nombreux Bourguésans ont pu entendre, avec joie, l'orgue de Bourg-Saint-Andéol, lors de sa bénédiction par l'Evêque du diocèse de Viviers.

Commandé par Pierre Marchand en 1609 pour la Cathédrale de Viveirs, il fut agrandi en 1637. La Révolution le voit passer cette période sans encombre. En 1841 la paroisse de Bourg l'achète et il est installé sur une tribune au fond de l'église. En 1867 Vincent Cavaillé-Coll et Merklin renouvellent le vieil orgue et lui donnent son caractère Romantique : de nouveaux jeux sont posés, la partie mécanique est refaite. En 1931 l'intervention d'un facteur d'orgue peu délicat supprime des jeux ou en remplace d'autres (où sont passés ces jeux ? Mystère...).
Dans les années 70-80 au cours de travaux dans l'église, l'orgue devait être démonté et mis en caisse. Pour empêcher ceci une demande de classement est faite et en 1987 l'orgue est classé Monument Historique « en témoignage de la facture de P. Marchand, de Cavaillé-Coll et de Merklin ». Sa restauration est décidée par la DRAC de Rhône-Alpes (Direction Régionale des Affaires Culturelles) et après une longue série de contretemps (faillite du facteur et de l'ébéniste, cessation d'activité de la décoratrice, tribune à consolider), il est restauré enfin par les facteurs Robert et Frère, pour la partie instrumentale et par Pascal Quoirin pour le buffet. Il retrouve ainsi ses 17 jeux et leur composition originelle. On peut désormais apprécier la puissance et la finesse de ce bel orgue romantique.

Texte de Pierre Castinel, Président des Amis de l'Eglise

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Palais des Evêques
Palais des Evêques

Entre le Moyen-Age et le XVIIème siècle, cette résidence était celle des évêques de Viviers, Seigneurs de Bourg Saint-Andéol.

La façade sur le Rhône, construite par Claude de Tournon au début du XVIème, est imposante avec ses poivrières (type de tour de guet) et ses fenêtres à croisée, encadrées de moulures et de colonnes torses. Les larmiers, destinés à canaliser les eaux pluviales pour éviter d'abîmer la façade, soulignent les horizontales. Une aile du XVIIème abrite une vaste salle voûtée qui servit de petit séminaire aux XVIIIème et XIXème siècles. A l'intérieur, subsistent de belles cheminées médiévales et des plafonds couverts de fresques du XVIIe. A cette époque, le cardinal Mazarin fit étape dans cette résidence.Le Palais des Evêques abrite le musée Margotton et organise chaque été des festivals de jazz ou d'art vocal.

Ouvert du 1er juin au 30 septembre du mercredi au dimanche et jours fériés de 15h30 à 19h30.

Toute l'année pour les groupes à partir de 15 personnes.

Tél. : 04 75 54 41 76

 

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Les Petites Fontaines
Les Petites Fontaines

Au début du XVIIe siècle, les autorités locales font réaliser une adduction depuis le vallon de Tourne jusqu'au quartier de Briançon pour desservir en eau potable le sud-est de la ville.

Cette fontaine, aux pierres traitées en bossage, date de 1614 (encore lisible sous l'arc).

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Tombeau de St Andéol
Tombeau de St Andéol

Ce tombeau romain en marbre blanc a d'abord servi de sépulture à un jeune enfant de sept ans avant d'être réutilisé au Moyen-Age pour renfermer le corps de St-Andéol, martyr du début du IIe siècle et évangélisateur du Vivarais selon la tradition.

La décoration de la quatrième face date du début du XIIe siècle. On y retrouve les caractères de la Renaissance de la sculpture romane dans la moyenne vallée du Rhône : l'art des frises, les entrelacs d'inspiration carolingienne, les traditions paléochrétiennes dans les personnages à l'intérieur des niches et enfin l'influence antique (inscription latine).

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Tour gothique
Tour gothique

Cette tour est située au cœur de la vieille ville, sur la place publique où se trouvaient rassemblées les belles demeures des plus riches marchands de la ville depuis le Moyen-Age.

La tour du XVème siècle renferme un escalier à vis qui desservait tout le bâtiment. Admirez la maison XVIIIème, en face, avec son balcon en fer forgé.

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Vallon de Tourne
Vallon de Tourne

Ce site pittoresque classé en 1934, comprend deux fontaines vauclusiennes adossées aux falaises de calcaire : « le Petit Goul » ou goul de la tannerie, et le « Grand Goul » situé au pied du viaduc.

Ces sources donnent naissance au ruisseau de Tourne qui se jette dans le Rhône quelques centaines de mètres plus loin. Bien avant le Moyen-Age, la légende populaire a attribué à ces sources de nombreuses vertus, notamment celle de discerner la lèpre.

Le bas-relief antique, entre les deux gouls, est un des rares exemples français dans son site initial. Il se situait au fond du temple du Dieu Mithra. Le culte du Dieu Mithra était une religion à mystères, qui assurait le salut à ses initiés. Vous remarquerez sur le rocher, le fronton sur lequel s'appuyait la construction (Mithreum).

Admirez aussi l'élégant lavoir du XIXème siècle d'inspiration antique, qui rappelle certains temples grecs.

Entre le Moyen-Age et le milieu du XXème, ce quartier artisanal de la ville a compté des moulins à blé ou à drap, puis des tanneries.
Ce vallon a inspiré de nombreux poètes, notamment Mistral, qui lui a consacré un chapitre de son poème « le Rhône ».

 

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Les vitraux contemporains de l'Eglise Saint Andéol 1989-1991
Les vitraux contemporains de l'Eglise Saint Andéol 1989-1991

Les vitraux du XIXe siècle de l'église Saint-Andéol ont été complètement détruits lors du bombardement de 1944. C'est seulement une fois les travaux de restauration de l'édifice achevés que le remplacement des verrières a pu être envisagé.

Le projet artistique a été confié à Jean-Pierre Bertrand. A travers le support du vitrail, l'artiste a modulé sa nouvelle matière : la lumière. Il a d'abord cherché la manière dont cette lumière entrait dans ce lieu et « comment elle y faisait sens », soumettant ainsi sa réflexion à l'architecture et au fonctionnement de l'espace.

Jean-Pierre Bertrand a retenu deux verres antiques ambre jaune, façon XIIIe siècle, soufflés avec des bulles et de nuances très voisines. Ensuite, il a superposé ces deux verres pour créer différentes densités lumineuses.

A propos de l'art sacré, Jean-Pierre Bertrand parle de la remise en question perpétuelle que celui-ci engendre. Il a voulu créer une ambiance propice à la prière sans que les vitraux soient des objets de contemplation. Ainsi, dans l'église de Saint-Andéol, les vitraux ne sont plus seulement des œuvres d'art mais ils participent à la méditation de chacun.

Christine Blanchet-Vaque. Historienne de l'Art.
(d'après l'extrait du catalogue « vitraux d'ici, vitraux d'ailleurs, propos d'artistes », Grignan, éd. Complicité, 2001)

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